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Il était une fois le capitalisme, une grosse machine à produire, à créer des emplois.
En théorie. Depuis la naissance de la finance, la spéculation… c’est la cata !

Ce 5 octobre 2015, le monde entier avait les yeux rivés vers les dirigeants d’Air France, en plein striptease télévisuel. Et pour cause ! C’était la fête du billet vert.
En 2016, le bénéfice net par action d’Air France sera positif. 0.79 € pour être précis. Multiplié par le nombre d’actions côtées en bourse, soient 300 219 278, cela fait un total de 237 173 220 € de bénéfices reversés aux actionnaires.
http://www.boursorama.com/bourse/profil/resume_societe.phtml?symbole=1rPAF

Concernant les 3000 licenciés d’Air France, en multipliant par le salaire médian en France, soit environ 1800€,cela fait un gain de 5 400 000 € par an. Economie des salaires obligent.
Cela signifie qu’avec un bénéfice net par action à 0€, Air France maintient ces 3000 emplois durant au moins 45 ans, sans toucher à sa bourse ! Avec les charges, on pourrait espérer tout de même plus de 25 ans ! Avec les départs à la retraite, c’est même un atterrissage en douceur !
Bien sûr, il faudra arrêter de boursicoter en bourse… petit joueur.

La masse salariale, c’est la charge variable pour une entreprise, qui peut, quand bon lui semble, se séparer de salariés en situation de précarité (CDD, interim…). Et ainsi, diminuer les coûts de personnels, après avoir perçu les aides publiques et autres exonérations du sacro-saint paquet fiscal !

Je vais sans doute vous surprendre, mais Marx n’a jamais été contre le capitalisme. Keynes non plus. Père des politiques économiques socialistes…

Bien au contraire, le capitalisme productif, devrait être source de création de richesse, d’innovation, de production et d’emplois. Ce qui l’a perverti, c’est l’enrichissement de certains sur le dos (d’âne) des autres. C’est la spéculation, la financiarisation de l’économie, cassant l’outil de production.
C’est l’école du chômage.

Toutes ces personnes, qui perdent leur emploi, le plus souvent à cause de la finance, traversent des moments difficiles dans leur vie. Mais aucun problème. Les services publics de l’emploi et de l’action sociale sont là pour remédier aux maux de notre système improductif et destructeur.
C’est à l’argent public, encore une fois, de payer pour les profiteurs (profiteurs = personnes morales et physiques, qui s’enrichissent sur le dos des pauvres).

Vous avez déjà entendu parlé de l’économie sociale et solidaire (rapidement au moins une fois). Il y a pourtant eu un ministre (éphémère) et une loi en 2014 (silencieuse).
http://www.economie.gouv.fr/ess-economie-sociale-solidaire

C’était hier. Aujourd’hui, nous n’avons plus qu’une secrétaire d’Etat, sous l’égide du ministre de l’économie, notre cher Emmanuel Macron. La belle histoire.
Et pourtant, ce modèle équitable, reste pour moi, le modèle qu’il est nécessaire de promouvoir, d’accompagner.

Ce système économique prône la justice, l’équité, le partage, la redistribution et le profit rationnel. Gagner moins, pour donner plus à plus de monde. Dépassant toutes les représentations, préjugés, de ces entreprises du privé, ce samaritain recrutent chômeurs, bénéficiaires du RSA et autres exclus de cette société égo-ceintrée.

Fini donc tous ces grands patrons, qui gagnent le loto chaque année.
A quoi bon gagner des millions, si après tout, c’est pour les placer à la bourse et autres placements ? La belle jambe.

Y en a marre des licenciements !

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