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Quand la droite décide de taper sur les plus fragiles…

A croire qu’ils se sont tous passés le mot. Et quels maux la droite a décidé de faire aux plus fragiles d’entre nous tous !

A l’Est, on accuse les demandeurs d’emplois de ne pas trouver de travail, alors même que le taux de chômage est au plus haut. Quelle logique !
Ou bien, on supprime les subventions des associations oeuvrant dans la lutte contre l’exclusion du secteur de l’hébergement. Alors même que la Fondation Abbé Pierre rappelle chaque année, qu’il y a des millions de personnes mal logées et sans logement sable en France. Que les moyens manquent… http://www.fondation-abbe-pierre.fr/
Encore une fois, quelle logique !

Dans le Sud, c’est encore mieux. La droite se fait mousser en pensant innover après avoir créé une brigade anti-fraude sociale pour les bénéficiaires du RSA, en particulier. Cette équipe de 15 personnes coûte autant que les sommes à récupérer, soit moins de 1% des 140 millions € alloués chaque année pour l’insertion des demandeurs d’emploi de longue durée. Un jeu à somme nul.
Quel génie !

La cour des comptes évaluait en 2010 à peine à 1 milliards € de fraude sociale sur les prestations, y compris des erreurs, omissions involontaires … et 8 à 15 milliards de fraude sociale aux cotisations, celle faite par les employeurs dans le cadre du travail au noir.
Et alors ? Qui assumerait les ressources minimales pour survivre pour tous ces gens, qui pour X ou pour Y raisons, n’ont pas la possibilité de travailler légalement, que les employeurs ne déclarent pas ?
Cela reviendrait de droit à la protection sociale, et en particulier, les départements, chef de file de l’action sociale.
Rappelons le à tous ces élus de droite, obsédés à taper sur les pauvres.

La sécurité sociale sur son site rappelle les montants dérisoires de la fraude sociale ( http://www.securite-sociale.fr/La-fraude-sociale ). Pour la maladie, c’est à peine, en tout et pour tout, près de 400 millions €. Rappelons que la sécurité sociale, c’est une dépense globale de plus de 430 milliards, et la protection sociale au sens large représente une dépense supérieure à 670 milliards €.
Cette fraude, ce fléau tant décrié par cette droite obscène, ne représente donc qu’à peine 0,01% !
Je rappelle que la fraude fiscale, le sport national de ceux qui ont plus que ceux qui n’ont rien, représente plus de 20 milliards d’euros chaque année. Tiens un petit chiffre, qui en dit long sur l’inégalité dans notre monde. Les paradis fiscaux, c’est plus de 10000 milliards € échappant à l’impôt. La défiscalisation illégale, c’est 30000 milliards €. Je crois, que jamais, la fraude des pauvres ne pourra égaler celle des riches !

La droite ne fait que montrer le domaine dans lequel elle excelle, à savoir le mensonge, la lutte contre toutes les formes de bien vivre ensemble. Elle distille dès qu’elle le peut, c’est à dire toujours, tous les ingrédients parfaits pour ruiner l’une des plus belle valeur, qui fonde notre pays, celle de la solidarité entre tous.

Dans notre travail d’assistant social, nous recevons des personnes dites « fraudeuses » par la CAF notamment. Ce que je constate, c’est que très souvent, ces personnes n’ont pas fraudées. Il s’agit d’erreurs liées à l’incompréhension des démarches, des règles à respecter.
Vous savez, les conditions de vente qu’on vous donne lors d’un achat, qui font 10 pages écrites en minuscules, que personne ne lit jamais. Et bien les personnes les plus fragiles, celles qui ne maîtrisent pas tout dans notre société devenue complexe, et bien ces personnes là, on leur demande de tout savoir sur le bout des doigts !

Tous les contrôles sont opaques. On ne sait jamais quand ils arrivent, ni quand ils se terminent. Du grand n’importe quoi.
Et pendant l’arrêt des prestations, qui ne sont donc plus versées aux personnes, qui en ont le plus besoin bien sûr, qui gère l’ingérable ? C’est nous, les travailleurs sociaux, qui tentons de réparer jour après jour les pots cassés.

Dans un précédent article sur ce blog, je faisais allusion à une protection sociale improductive. La lutte contre la fraude, sur de nombreux points, rend inefficaces, inefficientes, et bien plus coûteuses, les politiques sociales mises en oeuvre pour aider les plus fragiles à survivre dans notre pays.
Une politique sociale, c’est un ensemble d’acteurs, qui se coordonnent, et agissent ensemble.
Lorsque le politique jouera le jeu, peut être alors que nous y arriverons.

En attendant, 2017 arrive à grands pas, et si notre gouvernement ne décide pas, en urgence, de sceller dans nos textes sacrés des grands principes pour éviter aux méchants élus de saborder les politiques sociales et taper sur les plus fragiles, c’est belle et bien une déchéance de notre nation, qui est annoncée.

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