Migrant pour la vie …

Longue hésitation à donner un titre à cet article.
Oublié le « Migrant, à la vie, à l’amor », car d’amour il n’en est rien.
La vie d’un migrant, cela semblerait être devoir migrer pour la vie.

Notre gouvernement a fait le choix (facile) d’accueillir quelques 30000 migrants en 2 ans. Une goutte d’eau dans un océan. L’Allemagne en accueille près d’un million. Alors que nous sommes 65 millions de personnes en France. La moitié seulement du territoire est occupé. Des villages se désertifient de médecins, boulangers, bouchers …

Ces personnes, ayant pour la plupart traversées nuit et jour, terres et mers, sont fatiguées. Comme havre de paix, on leur offre des centres de répit. Mais pas n’importe où. En fait, partout, sauf là où ils ont chavirés, échoués.
Ainsi, le gouvernement dispatche ceux du Nord vers le Sud, ceux de l’Est vers l’Ouest. Comme s’ils n’avaient pas assez migré, on leur demande de … migrer.
Encore.

Il y a des entreprises qui délocalisent, et des migrants, que l’on relocalise.
La différence entre les premières et les seconds, c’est la possibilité de choisir.

Paraît que dans la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, les Hommes sont libres et égaux. Visiblement pas.
Depuis la réforme du droit d’asile de juillet 2015, en cas de refus du demandeur d’asile d’aller, par exemple, en Bourgogne ou dans les Alpes rejoindre un centre d’hébergement, l’aide de subsistance, qui lui est versée, lui est alors … retirée. Cette aide est de 6,80€ par jour. Pas de quoi faire un remake de « la ruée vers l’or ».

Essayer de muter un prof, et c’est la révolution dans la rue. Imaginer la fronde contre celle ou celui, qui déposera un amendement pour « relocaliser » les demandeurs d’emplois, là où il y a du travail.
Par contre avec un migrant, ça devient tout de suite plus facile.
L’Etat de droit, ce n’est vraisemblablement pas un droit pour tous les Hommes. Ou bien, il y a les Hommes et, les autres … mais tous muets.

Positivons ! Les migrants, accueillis dans nos villages par de nombreux citoyens du monde solidaires à leur détresse, peuvent déposer leurs lourds bagages, emplis des vicissitudes de la vie. Ils se reposent, commencent à prendre soin d’eux.
A Briançonnet, par exemple, certains goûtent au plaisir de la neige, skient, en attendant de découvrir les sommets alpins aux beaux jours.

Si nos 36000 communes accueillaient chacune une dizaine de migrants, calculez tous les gens, que l’on pourrait, peut-être rendre un peu moins malheureux, voire plus heureux ?

on-ne-peut-pas-prendre-toute-la-misère

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